Admissions parallèles : le parcours idéal pour monter sa boite

Par Raphaël Di Meglio, co-fondateur d’illiCopro, logiciel permettant aux copropriétaires de gérer eux mêmes leur immeuble sans passer par un syndic.

picture_apEn 2013, j’ai passé les concours d’admissions parallèles et ai quitté les bancs de la Sorbonne pour rejoindre ceux de l’ESCP. Retour sur une décision qui me permet aujourd’hui de monter ma boite.

1. Cumuler les compétences techniques

J’ai fait du droit à la Sorbonne, j’ai énormément appris et cela me sert aujourd’hui quotidiennement dans ma start-up. Savoir rédiger des statuts, faire des formalités au greffe, choisir quel contrat de travail pour embaucher, connaître le fonctionnement des cotisations sociales et opter pour un régime fiscal : tout ce savoir découle de ma formation juridique.

picture_ap_2Cependant, l’enseignement à la fac est parfois très théorique et peut s’avérer insuffisant s’il n’est pas couplé à une version plus « business ». C’est là que l’école de commerce apporte toute sa force, elle permet de prioriser les décisions qui apportent de la valeur. Grâce à une formation en commerce, on apprend les rouages du bon fonctionnement d’une boite que ce soit en termes de développement d’un produit, d’acquisition de clients ou de ressources humaines.

2. Cerner les opportunités actuelles

Toute bonne boite qui se crée aujourd’hui répond à un problème de société. L’énorme plus de suivre deux formations est d’offrir un champ de vision large sur les problèmes que rencontrent les gens dans leur vie de tous les jours.

C’est ainsi que j’ai pu constater d’un point de vue juridique que le secteur des syndics est archaïque et source de contentieux et d’un point de vue business que le modèle est dépassé et qu’il existe une opportunité de digitalisation.

3. Construire une équipe complémentaire

Au démarrage d’une start-up, les deux éléments qui reviennent systématiquement sont (i) l’équipe ; (ii) le marché. Pour ce qui est de l’équipe, l’enjeu est de construire une base de co-fondateurs aux compétences complémentaires.

Entrer dans une école de commerce après avoir suivi une formation à la fac permet de développer une équipe aux savoirs et visions qui s’additionnent parfaitement. C’est tout l’enjeu de l’interdisciplinarité qui souffre en France de promotion au contraire des grands campus américains abritant des élèves de toutes formations.